PREMIÈRE PHASE
DE L'EXPÉRIMENTATION
MAI-JUIN
1995
* Passage de quatre groupes de trois élèves
: mardi 23 mai (8h30 10h30)
Chaque groupe passe environ 20 à
30 mn. Cette fois-ci, chaque groupe a sa propre valise identifiée 1A,
1B, 1C
sur le disque dur, ce qui lui permet d'enregistrer son fichier
image, donc de garder l'intégralité de son travail d'une séquence
à l'autre.
Groupe 1A :
*William
*Lucie
*Pauline
William ouvre la valise et effectue un double click sur le fichier image.
Il faut attendre que le logiciel se charge dans la mémoire vive de l'ordinateur.
Un objet est resté affiché à l'écran:
Nous essayons quelques actions. Puis on efface tout. Les enfants ont oublié ce qu'il faut faire pour changer d'objet. Je leur réexplique la manuvre : option + click. Les enfants choisissent le petit train qui apparaît au milieu de l'écran. Ils font un papier-peint uniquement avec des translations.
Puis les élèves décident de faire quelque chose de plus
complexe : ils essayent une série de « symétrieVerticale ».
Un « vaDépartVisible » efface malencontreusement
le bon motif à l'origine. Il faut tout recommencer
Les enfants
notent la succession des ordres pour obtenir le projet, on surveille bien pour
que le « vaDépartVisible » ne cause plus de dégâts.
Quatorze symétries verticales, puis « vaDépartVisible »,
« glisseversLeBas » et on recommence « vaDépartVisible »,
« glisseversLeBas » 2 fois

Un algorithme a déjà commencé
à se mettre en place...
Groupe 1B :
* Axelle
* Laure
* Mathieu
Les enfants font une rangée d'oursons tous semblables, à la fin de la rangée ils utilisent « glisseVersLeBas », « tourne90 » et puis repartent vers la gauche
Il est à noter que la démarche est tout à fait différente de celle du groupe 1A qui « était revenu à l'origine et qui avait du reconstituer le motif « écrasé » accidentellement.

Un autre algorithme apparaît
dans ce groupe
remarque : Les enfants n'explicitent toujours verbalement ces algorithmes, car ils se concentrent sur la succession des actions. Il y a cependant une verbalisation partielle lorsqu'un enfant se trompe et surtout au début de la séance suivante, quand on demande au enfants de résumer ce qu'ils ont fait précédemment.
Groupe 2A : * Hélène * Leith * Laurène
C'est le perroquet qui est retenu : les enfants expriment le désir de faire quatre perroquets en « miroir » comme dans le test (9). Ils découvrent trois façons différentes de réaliser leur projet :

Les enfants cr&eacutoe;ent alors un nouvel objet qui permettra d'engendrer tout le papier- peint par translation. L'objet est de plus entouré (action 4), ce qui renforce l'idée qu'un nouvel objet a bien été créé.
remarque : Il s'agit ici d'un objet graphique. La notion d'objet informatique sera conceptualisée ultérieurement à partir de nombreux exemples (cf chapitre ANALYSE DES RÉSULTATS QUESTION 5 a) l'approche du monde des objets)

LES « MICKEY »
Groupe 3A : (23 Mai 95)
* Angèle
* Constance
* Hugo
Les enfants procèdent d'abord à quelques essais pour comprendre le fonctionnement des boutons. Puis, après une petite discussion entre eux, ils décident de fabriquer un Mickey.
- un grand rond noir pour la tête.
- deux moyens ronds noirs pour les oreilles.
- un petit rectangle rose pour la bouche.
Le bouton nd ( qui signifie « nouveau dessin » ) permet de créer un nouvel objet : la tête du Mickey. Les têtes de Mickey sont alors décalquées à différents endroits de l'écran. On insiste entre la différence entre décalquer ( l'objet original laisse une trace) et déplacer ( sa position de départ disparaît).
Les enfants font ensuite des essais de structures plus régulières avec l'objet qu'ils ont créé. Ils effectuent des symétries verticales et horizontales grâce aux boutons :

Fabrication d'une l'oreille : « un moyen
rond noir»

Fabrication de la bouche : minuscule rectangle rose

L'objet est décalqué, déplacé, colorié

essais de structures plus régulières.
Suite du travail du groupe 3A (Angèle, Constance, Hugo) : 30 Mai 95
Les enfants résument les essais de la fois précédente pour créer un Mickey :
« - On a fait :
* un grand rond noir rempli
* deux ronds noirs remplis moyens ( pour faire les oreilles)
* un rectangle petit rempli de rose ( pour faire la bouche). »
« - Combien d'objets avons nous utilisés? »
« - Quatre, mais ils étaient seulement de deux sortes : ronds et rectangles. »
« - Pour faire un seul bloc on a fait nd. »
Les élèves procèdent alors à de nouveaux essais
avec le bouton
sur un Mickey. Celui-ci déclenche une rotation vers la droite. Une surprise
désagréable : le dessin 2 cache une partie du dessin 3.
Comment l'expliquer ? On procède pour cela à un entourage de la
forme 2.


On peut ainsi comprendre que la zone de blanc qui entourait la forme 2 a recouvert la forme 3. L'hypothèse se confirme bien : on déplace la forme 2 ailleurs sur l'écran et on retrouve intégralement la forme 3
Quelle forme devrait-on avoir, pour ne plus avoir cette superposition ? Hugo
pense que « si c'était un carré, on n'aurait plus ce problème,
dans la rotation il n'y aurait plus de débordement. »
Angèle décide de faire une tête entourée avec précision,
pour avoir un minimum de blanc grâce à nd. Les enfants font ensuite
des recherches pour aboutir à des effets de couleurs particulièrement
jolis (par sécurité, on garde une forme non colorée sur
l'écran).
Les rotations sont abandonnées, seules les symétries horizontales
et verticales seront conservées.
Réalisation d'une frise
colorée par les enfants.
Le motif de référence est conservé intact.